Mes conseils pour voyager au Japon en 2026
En 2025, le Japon a accueilli 42,7 millions de touristes étrangers, un record qui bat celui de 2024 qui était de 36,8 millions, ce qui fait donc une augmentation de 16%. Le Japon n’a jamais été aussi populaire, mais en même temps, je pense qu’il n’a jamais été aussi exigent, que ce soit en termes de préparation, de réservation ou même de bonne conduite. Aujourd’hui je vous propose une vidéo de conseils de voyage pour vous aider à construire du mieux que possible vos propres aventures !
Plutôt que de traiter des questions pratiques de billets d’avion, de conversion en yens ou d’accès à Internet, je vais plutôt me concentrer sur le contenu du voyage en tant que tel : quelles bonnes pratiques adopter, comment sélectionner les destinations, comment trouver de bonnes adresses, etc. Et pour aborder tous ces sujets, je vous invite à vous plonger dans le froid hivernal de Kusatsu Onsen, l’un des plus beaux villages thermaux du Japon !
Quels outils pour préparer son voyage ?
De plus en plus de gens prennent désormais l’habitude de demander à ChatGPT de planifier leurs voyages et de leur fournir des recommandations. Cela permet certainement de gagner du temps et de s’éviter de trop hésiter et réfléchir. Pourtant, les hésitations et longues recherchent d’informations partie du voyage, et constituent même son essence ! Préparer un voyage, c’est déjà voyager : on se projette, on s’imagine, et on prend du plaisir à en apprendre plus sur une destination ou une culture.
Plutôt que de chercher du tout préparé, je ne peux que vous recommander de passer du temps à construire votre propre périple, qui sera unique et personnalisé ! Mais pour cela, il faut évidemment des outils afin de trouver les informations qui nous intéressent. Aujourd’hui, on dispose d’une infinité de ressources pour préparer un voyage : réseaux sociaux, blogs et sites web, guides papier, ou encore vidéos YouTube…
Ma grosse recommandation à laquelle on ne pense pas forcément, ce sont les sites des offices de tourisme, à la fois des villes et des préfectures ! Ce sont souvent eux qui ont les informations les plus fiables, complètes et originales, et on peut même souvent suivre les toutes dernières infos en consultant leurs pages Instagram, ce qui permet de se tenir au courant des événements à venir ou de l’état de la neige ou des floraisons.
En complément de ça, Google Maps est également un outil surpuissant : il ne faut pas hésiter à prendre beaucoup de temps à zoomer et être curieux, c’est comme cela que l’on trouve non seulement des lieux à visiter, mais aussi des restaurants, des cafés, des boutiques et des hébergements.
Comment choisir la saison ?


Avant de chercher les endroits, il faut déjà prendre les billets d’avion et donc choisir la période de voyage… C’est l’une des questions qui revient le plus, et ça tombe bien puisque j’ai justement publié le livre 72 saisons du Japon qui est consacré à cette thématique, mais également une série de 12 vidéos au fil des mois du Japon, ainsi qu’un article-vidéo complet sur les meilleures et pires saisons du Japon ! Je vous invite donc à vous servir de tout ça et je vais très simplement dire que toutes les saisons sont bonnes pour partir au Japon ! Il y a toujours des festivals, des choses à voir et de beaux moments à vivre, peu importe les dates auxquelles on vient. Même les périodes les plus redoutées comme celles de la Golden Week, du Nouvel An ou de l’été japonais présentent leurs avantages !
Le plus important, ce n’est pas la saison en soi, mais plutôt vos disponibilités ! Choisissez la période qui vous mettra dans les meilleures conditions pour profiter ! Et si vous avez le choix entre plusieurs saisons pour cela, eh bien vous pouvez vous servir de tout ce que j’ai créé sur le sujet pour voir ce qui vous tente le plus !
Opter pour le tourisme lent
Chaque dimanche après-midi, je fais des live sur Twitch pour vous aider à préparer vos voyages, et le conseil qui revient le plus souvent et sur lequel j’insiste le plus, c’est d’accepter de visiter moins pour visiter mieux ! Le Japon est une destination lointaine, dont beaucoup rêvent durant des années, c’est tout à fait normal de vouloir voir un maximum de lieux qui nous intéressent et de chercher à rentabiliser le temps sur place… Mais ce serait dommage de faire constamment la course et de passer son temps dans les transports ou sur la route sans jamais avoir le temps de se poser pour apprécier l’instant !
Plutôt que de vouloir traverser tout le Japon, concentrez-vous sur des régions précises et rayonnez autour ! On ne peut pas visiter tout le Japon en un seul voyage (ni même en 10), et ce n’est pas grave : cela laisse donne toujours une raison de revenir pour explorer un autre coin ! Et puis, le tourisme lent, c’est l’anti-surtourisme. Plutôt que d’enchaîner les vues photogéniques à prendre en photo, on se concentre sur la vraie découverte. Ça ne veut pas dire qu’il faut passer 10 jours dans chaque ville, mais juste qu’il vaut mieux faire des choix et s’attarder sur des zones à explorer en profondeur.
Comment choisir les destinations ?

Le Japon compte 47 préfectures, et dans chacune d’entre elles, on peut facilement passer 4 ou 5 jours pleins. Si vous consultez sur ma carte du Japon interactive, vous verrez qu’il y a des endroits magnifiques partout, et mon but est justement de recommander plein de lieux différents pour chacun construise son propre voyage en piochant dedans et qu’on se retrouve pas tous aux mêmes endroits. Il y a donc l’embarras du choix, mais il faut bien se décider : dans quel coin se rendre ? Tout cela va dépendre de plusieurs facteurs :
- La durée du voyage : plus on a de temps, plus on peut s’aventurer à travers le pays. Je recommande au minimum 2 semaines de voyage pour pouvoir diviser le voyage en 2 ou 3 zones. Par exemple, pour un premier voyage : un tiers à Tokyo, un tiers dans le Kansai, et un tiers dans une destination originale de votre choix.
- Le nombre de personnes : c’est une donnée importante parce qu’on ne voyage pas du tout de la même manière tout seul, à deux, à quatre ou à dix. Plus on est nombreux, et plus chaque déplacement, chaque étape prend du temps. Surtout, le Japon se prête assez mal au voyage en groupe avec ses petits trottoirs, ses restos et cafés minuscules, et le fait qu’être en groupe soit un frein aux rencontres et interactions avec les locaux.
- Vos centres d’intérêts : si vous n’aimez pas du tout les musées et les jardins, il ne faut pas se forcer à y aller ! Construisez votre voyage autour de thématiques qui vous parlent et qui vous intéressent, sans vous obliger d’aller à tel endroit juste parce que c’est présenté comme un incontournable.
- Votre expérience du Japon : évidemment, s’il s’agit d’un premier voyage, il est difficile de ne pas passer par les classiques et incontournables que sont Tokyo, Kyoto et Osaka, tandis que si c’est votre troisième ou quatrième voyage, vous pouvez sans problème vous concentrer sur des régions que vous n’avez jamais explorées, tout en intégrant des lieux où vous souhaitez retourner.
Aec toutes ces données en tête, vous allez pouvoir construire votre voyage autour de lieux ou d’expériences phares, par exemple un ryokan incroyable qui vous fait envie, un festival que vous voulez voir absolument, un village historique qui vous intéresse, ou encore une expérience que vous avez réussi à réserver. À partir de ces moments forts, vous créez tout un itinéraire autour qui fait que vous arrivez tel jour à tel endroit pour cet hébergement, cette activité ou ce festival.
Que voir et que faire au Japon ?



Même si chaque préfecture a son caractère et ses particularités, il existe beaucoup de motifs et thématiques que l’on retrouve partout dans le pays, peu importe la région où on va. Par exemple les châteaux, les jardins japonais, les quartiers animés, les temples, les sanctuaires Inari, les villages historiques, les parcs d’attractions, les maisons de thé, les onsen, ou encore les marchés aux poissons.
Ce sont des idées de visites assez classiques, mais il y a une infinité de pistes pour découvrir le Japon autrement, comme par exemple les shotengai (rues commerçantes rétro), les yokocho (petites allées remplies de bars), les vues nocturnes, les cascades, les plantations de thé, les rizières, les rencontres sportives, les bambouseraies, les anciennes écoles, les vieilles résidences transformées en musées, les grottes, les ateliers d’artisans, les arts du spectacle, les marchés aux puces, ou encore les kominka cafe (cafés situés dans des maisons traditionnelles). À tout cela s’ajoutent les visites saisonnières, comme les lieux célèbres pour certaines floraisons, ou les festivals. Ainsi, les manières de découvrir et redécouvrir le Japon sont inépuisables ! Les possibilités sont innombrables, c’est donc à vous de sélectionner les thématiques et activités qui vous intéressent.
Que manger au Japon ?



Avec sa gastronomie riche et ses innombrables adresses de derrière les fagots, le Japon est une destination gourmande de premier ordre ! Là encore, on est submergé par le nombre de choix possibles et, plutôt que de vous baser sur des recommandations Instagram ou TikTok, je vous recommande tout simplement de bien utiliser Google Maps : on recherche les restaurants avec le filtre « mieux notés », et en général les bonnes adresses sont à partir de 4.1 ou 4.2, mais cela dépend du nombre de notes et du type de ville ou quartier. On consulte les photos, le menu, et puis les avis : l’idéal est d’avoir juste quelques rares avis en anglais qui disent que les gens sont accueillants, et le reste en japonais. Au Japon, la notation sur Google Maps est vraiment très pertinente : c’est triste à dire mais on peut facilement juger un restaurant juste à travers cela, même s’il y a évidemment des exceptions !
Attention car il y a de plus en plus de bons restaurants qui sont uniquement sur réservation, donc pour manger un bon sushi ou du teppanyaki par exemple, il faut souvent réserver, soit en ligne si c’est possible, soit en demandant à la réception de votre hôtel d’appeler pour vous. Évidemment vous n’irez pas dans des adresses gastronomiques tous les jours, mais je pense que c’est important de mettre du budget pour quelques très bons restaurants durant le voyage, quitte à compenser ensuite le budget en mangeant des onigiri le lendemain ! Pour les spécialités à goûter, cela dépend du régime alimentaire de chacun, mais un voyage est l’occasion de sortir de sa zone de confort et tester de nouvelles saveurs, et ce n’est clairement pas ce qui manque au Japon, il y a énormément de spécialités à découvrir qui se déclinent selon les saisons et les régions.
Enfin, il y a d’excellents restaurants partout, même au fin fond de la campagne. Donc les videos qui parlent de « meilleur sushi de Tokyo », « meilleur ramen du Japon » ou autre, ça ne veut pas dire grand chose ! De magnifiques adresses exceptionnelles, il y en a littéralement partout !
Quels hébergements choisir ?



Même chose que pour les restaurants, Google Maps est le meilleur outil possible pour trouver des hébergements dans une zone précise. Dans les grandes villes comme Tokyo, Osaka, Hiroshima ou Nagoya, pas besoin de prendre un hôtel magnifique, c’est sur ces nuits-là qu’il vaut mieux économiser au maximum pour pouvoir ensuite se faire plaisir ailleurs ! C’est dans la campagne que les hébergements sont importants, car ils constituent de véritables expériences. Voici quelques suggestions de types d’hébergements à retrouver au Japon :
- Les ryokan : ces auberges traditionnelles japonaises constituent une expérience à vivre absolument lors d’un voyage. Surtout que ce n’est pas forcément onéreux, c’est parfois même moins cher qu’un hôtel classique à Tokyo. Il existe plein de sortes de ryokan qui s’adaptent à tous les budgets. Certains sont surtout prisés pour leurs onsen magnifiques, d’autres pour leur ambiance rétro, pour leur cuisine, ou tout simplement pour leur accueil chaleureux. Il y a les ryokan isolés sans rien autour, et ceux en plein cœur d’un village à onsen. Attention juste car certains n’acceptent pas les enfants de moins de 12 ans, et d’autres n’autorisent pas l’accès aux onsen aux personnes tatouées (aujourd’hui, cela concerne encore 50% des établissements). Je proposerai prochainement un article sur les onsen qui autorisent les tatouages.
- Les minshuku : des chambres d’hôtes qui offrent une expérience plus intime. C’est assez petit, pas cher, et on peut rencontrer et discuter avec les propriétaires. On les retrouve surtout dans des coins de campagne profonde.
- Les shukubo : des temples ou sanctuaires qui proposent un hébergement. On déguste généralement de la cuisine végétarienne bouddhique et on peut assister à la prière du matin. Une expérience unique qui n’est pas propre à Koyasan, on en trouve partout à travers le Japon.
- Les ittogashi yado : des auberges privées qui sont souvent de vieilles maisons traditionnelles qu’on loue entièrement. Cela offre confort et intimité, et parfois ce n’est pas si cher que ça, surtout si on loge en groupe.
Après, il y a d’autres options comme les guest houses, les AirBnB, les hôtels classiques, ou même des trucs plus fantaisistes comme les love hotels ou les capsules hotels. Pour réserver, l’option la moins chère est de faire cela directement sur les sites des auberges (même si c’est en japonais on peut facilement naviguer avec le module de traduction du navigateur), et sinon beaucoup d’hébergements sont aussi présents sur Booking ou Agoda.
Le train ou la voiture ?


Le train et la voiture sont en réalité très complémentaires ! Les trajets en train constituent déjà une expérience en soi, et l’on peut se rendre dans des endroits paumés grâce au bus, donc la voiture n’est clairement pas obligatoire… Mais elle offre du confort et énormément de nouvelles possibilités. C’est très agréable de conduire au Japon : vous avez juste besoin de traduire votre permis, et même si la conduite à gauche peut faire peur, vous verrez que le cerveau s’y fait au bout de 5 minutes. Attention aux parkings, notamment dans les villes, car on ne peut pas se garer n’importe où : il faut généralement trouver un parking payant. Par ailleurs, conduire dans les régions sous la neige en hiver peut être délicat, et même impossible et dangereux sans pneus neige.
Donc l’idéal est de voyager en train, et sur certaines zones qui s’y prêtent, comme par exemple les Alpes japonaises, Shikoku ou le Tohoku, louer une voiture pour rayonner dans la région. Quand vous préparez votre itinéraire, pensez à bien simuler les trajets entre les différentes destinations sur Google Maps, que ce soit en transports ou en voiture, afin d’éviter de se retrouver avec des trajets trop importants. Dernière chose à savoir : la seule donnée qui manque sur Google Maps, ce sont les grandes lignes de bus qui prennent l’autoroute. Pour ces trajets, il faut regarder directement sur les sites de Japan Bus Lines ou Willer Express.
Rencontrer des japonais


Les rencontres et interactions, c’est ce qui donne du sens au voyage et même les plus anodines demeurent souvent les souvenirs qui nous marquent le plus. Pour faciliter les rencontres, le fait de voyager seul aide énormément, et évidemment, apprendre le japonais change tout ! Pas besoin d’avoir un niveau extraordinaire, mais quelques phrases basiques permettent déjà de briser la glace et de montrer que vous n’êtes pas là parce que le Japon est à la mode et que le yen est faible, mais car vous vous intéressez à sa culture ! Il n’est pas toujours évident de se faire des amis japonais, et les rencontres ne se décident pas à l’avance, mais vous pouvez les provoquer de différentes manières :
- Sortir le soir dans des bars ou des snacks : comme partout ailleurs dans le monde, la nuit est propice aux rencontres et aux interactions, que ce soit dans un bar, un quartier animé ou un snack, sorte de bar-karaoke rétro.
- Dormir dans des guest houses ou minshuku : ces hébergements permettent soit de rencontrer d’autres voyageurs, soit de passer un peu de temps avec les hôtes.
- Participer à des événements : n’hésitez pas à consulter le site MeetUp ou encore les soirées franco-japonaises thématiques du bar Bonjour Tokyo pour rejoindre des événements. Si vous avez une passion ou un domaine de prédilection (sport, photographie, jeux de société…), l’idéal est de vous rendre dans un événements sur cette thématique. Les amitiés se nouent plus facilement autour de passions communes !
- Réserver une visite guidée ou une expérience : passer une journée avec un guide ou un artisan japonais vous offrira forcément des moments de partage et une plongée dans la vie quotidienne japonaise.
- Passer du temps dans la campagne : c’est clairement dans la campagne que les interactions avec les locaux sont les plus fréquentes et probables. Ainsi, plus vous irez dans la campagne, plus vous aurez des chances que des locaux viennent vous aborder.
- Se rendre dans des festivals : lors des innombrables matsuri qui se tiennent toute l’année à travers le pays, les cœurs sont à la fête et il est toujours plus facile de vivre des moments chaleureux, surtout lorsqu’il s’agit d’un petit festival de campagne ou de quartier anodin.
La préparation gâche-t-elle le plaisir ?


Trop se préparer, est-ce que ce n’est pas se gâcher le plaisir de la découverte ? Question tout à fait légitime, mais je pense qu’il faut distinguer préparer et planifier ! Préparer son voyage, c’est faire des recherches sur une destination, en apprendre plus sur sa culture et se renseigner un peu sur ce qu’il y a à voir là où l’on prévoit d’aller. C’est un plaisir en soi ! Néanmoins, il est vrai que si l’on regarde plein de photos et de vidéos avant, on a beaucoup moins l’effet de surprise. Pour autant, je pense que vivre les choses en vrai n’a absolument rien à voir. Si vous tenez quand même à garder un maximum de surprise, alors dans ce cas-là évitez peut-être le contenu vidéo et préférez les sites et les blogs pour trouver des informations. Ne faire quasiment aucune recherche est aussi une possibilité, mais dans ce cas-là vous allez passer à côté de plein de choses, non seulement au niveau des lieux, mais aussi de ce que vous verrez : on apprécie toujours mieux ce que l’on comprend !
Pour les festivals aussi, on peut bien sûr tomber dessus par hasard mais c’est surtout en faisant des recherches en amont (ou en utilisant mon e-book 600 festivals du Japon – L’encyclopédie des matsuri) que l’on peut en trouver et vivre des moments vibrants !
Se préparer, c’est donc se renseigner et apprendre. Planifier, c’est construire son itinéraire en intégrant les lieux et activités sur un planning. Je pense que c’est quelque chose d’important, mais à petite dose. C’est bien de prévoir les grandes lignes du voyage, mais il faut éviter de tomber dans la planification excessive. L’idéal est de noter plein d’idées de lieux à voir et de choses à faire, mais pas forcément de les intégrer dans un planning. On les garde de côté, et on pioche dedans au jour le jour : c’est important de rester flexible parce qu’il peut y avoir un jour de pluie, de la fatigue, ou un coup de cœur où l’on souhaite passer plus de temps… et faut se laisser le temps d’apprécier son voyage sans penser à un planning !
Cependant, il y a des activités qu’il est nécessaire de planifier parce qu’elles sont seulement possibles sur réservation : les meilleurs ryokan, les très bons restos, certains musées ou parc d’attractions, les tournois de sumo, et bien sûr les expériences artisanales. Si on ne les planifie pas, on ne peut pas y avoir accès. De manière générale, le Japon a tendance à être de plus en plus une destination qui demande de la préparation. Selon qu’on se prépare ou non, on n’a clairement pas accès au même Japon. La profondeur se mérite en quelque sorte !
Les choses à faire et à ne pas faire
C’est souvent l’une des grandes préoccupations des voyageurs au Japon : qu’est-ce qui est bien ou mal vu ? On ne veut pas arriver avec nos gros sabots et manquer de respect sans le savoir… Eh bien sachez que si vous vous posez ces questions, c’est que vous n’êtes normalement pas concerné par les règles de bonne conduite, car c’est juste du bon sens !
On dit souvent attention faut pas se moucher en public, ne pas donner de pourboire, ou encore ne pas mettre la sauce sur le riz, mais honnêtement, tout le monde se fiche de ça ! Ce qui est vraiment important, c’est juste de ne pas gêner les autres, et c’est pareil partout dans le monde, mais on va dire qu’au Japon, on peut plus facilement constituer une gêne sans s’en rendre compte. Je vous dresse donc une liste de ce que l’on peut voir le plus souvent et qui est quand même important :
- S’asseoir n’importe où. On voit souvent des voyageurs s’asseoir par terre dans la rue, les gares, les boutiques, devant une maison ou sur les marches d’un temple pour se reposer un peu. Je sais que ce n’est pas fait avec une mauvaise volonté, mais c’est quelque chose de vraiment mal vu.
- Fumer dans la rue. Et c’est encore pire si vous faites ça en marchant. Si vous voulez fumer, même une cigarette électronique, il faut aller dans les zones fumeurs.
- Manger dans le métro. Vous pouvez évidemment boire de l’eau ou du thé si vous avez soif, mais manger ne se fait pas dans le métro. Dans le Shinkansen en revanche, pas de problème !
- Téléphoner dans le train. Même si l’on ne parle pas spécialement fort, c’est vu comme quelque chose d’impoli, et dans ce cas il vaut mieux descendre du train pour répondre au téléphone sur le quai.
- Parler fort dans les transports. Lorsqu’on est en groupe, on a souvent tendance à se mettre sur les banquettes face à face et discuter tranquillement, mais ce n’est pas bien vu. Si vous voulez parler, vous pouvez le faire à voix basse et en vous installant côte à côte. Les transports en commun sont un lieu de calme où l’on évite au maximum de déranger les autres. C’est dans les transports que l’on peut le plus facilement se retrouver à gêner les autres.
- Bloquer le passage. Sans s’en rendre compte et surtout quand on est en groupe, on se retrouve souvent à bloquer le passage dans les rues, devant l’entrée ou la sortie des escalateurs, ou encore devant les portes du métro. Il faut constamment faire attention à cela, surtout que les Japonais ont généralement besoin de plus d’espace que nous pour croiser quelqu’un : il faut laisser l’espace bien en avance plutôt que de se décaler juste au dernier moment.
- Oublier de se déchausser. Il faut faire attention à là où l’on met les pieds, notamment lorsque l’on rentre dans certains restaurants ou à l’intérieur de bâtiments de temples. On se déchausse toujours pour entrer dans une maison, et quand il y a une pièce en tatami, on enlève aussi les chaussons : tatami = chaussettes !
Sachez en tout cas que vous ne pouvez évidemment pas connaître tous les codes du Japon avant de venir, et ce n’est pas du tout ce que l’on attend de vous ! Vous allez forcément faire des petites erreurs, mais personne ne vous en voudra car le plus important, c’est l’image que vous dégagez. On voit tout de suite la différence entre ceux qui respectent les autres et font attention, et ceux qui s’en contrefichent. Donc pas de stress : c’est juste du bon sens, et faire peut-être un peu plus attention que d’habitude à ne pas déranger les autres en public.
C’est là-dessus que s’achève cet article-vidéo sur mes conseils pour voyager au Japon ! Pour aller encore plus loin, n’hésitez pas à découvrir mes livres sur la boutique du site, et rendez-vous très vite pour de nouvelles vidéos et de prochains articles !








